Lorsqu’un artisan transforme la matière, il donne un peu de lui-même à l’objet qu’il créé. Cela est d’autant plus vrai pour les textiles «lents». Classée au patrimoine immatériel de l’Unesco et vieille de plusieurs siècles, la technique du batik indonésien consiste à déposer de la cire chaude manuellement sur les parties du tissu à couvrir avant teinture. Chaque batik est unique et porte en lui l’histoire d’un peuple, et l’histoire de son artisan créateur. La vibration unique transmise par la main qui confère la vie au tissu ne pourra jamais être obtenue par des procédés industriels. Marie Labarelle a dessiné les motifs de ces tissus avec du temps et du coeur. Ils ont ensuite été reproduits grâce au génie et à l’expertise des artisans de l’atelier Winotosastro à Yogyakarta sur l’Île de Java. Les tissus initiaux sont de grande qualité, parfois tissés à la main et les colorants utilisés sont respectueux de l’environnement et de la santé.
